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Le projet |
« Venez
à l’écart dans un lieu désert et reposez-vous un peu. » Marc VI 31
Cette
petite phrase adressée par Jésus à ses apôtres est devenue pour nous la manière
la plus simple et la plus profonde de présenter le but de notre association.
Nous animons sur la commune de Saint Geniez, à 10 kilomètres de Sisteron, sur
le domaine de La Pène, un lieu de vie, de rencontres, de retraite et de
ressourcement d’accès très souple qui puisse contribuer à l’unité de la
personne et à l’unité entre tous les hommes et femmes de bonne volonté.
Les fondateurs ont acquis la propriété en 1989, à la suggestion du Père
Thomas Philippe, co-fondateur de l’Arche
avec Jean Vanier, et d’un de ses disciples, le Père Patrick.
La propriété est un ancien hameau entouré par un terrain de cent hectares,
dans les Alpes de Haute Provence, à une altitude de 1000 mètres dans une vallée
isolée. La vallée est entourée de forêts nationales qui sont
inconstructibles. Les montagnes environnantes ont une altitude comprise entre
1300 et 1600 mètres. Elle est donc complètement isolée dans un environnement
magnifique. Elle débouche sur une autre vallée où sont installées deux
communautés contemplatives de la Congrégation Saint Jean, fondée par le Père
Marie-Dominique Philippe, frère du Père Thomas Philippe. La propriété est
située sur un site que le préfet des Gaules Dardanus avait appelé Théopolis.
Rendre un peu
plus libres ceux qui viennent à La Pène résume sans doute le mieux notre
intention profonde. Les nombreuses sessions déjà effectuées nous confirment
chaque année que la vocation de La Pène est là. Le format des sessions est
maintenant bien établi : cinq jours pendant lesquels une quinzaine de
personnes vivent ensemble un temps de fraternité, de repos et de prière pour
retrouver la paix. Nous leur proposons un enseignement, mais celui-ci n’est
pas uniforme. Au contraire, ancrés dans l’Eglise catholique, soutenus par
l’évêque du Diocèse
de Digne, nous cherchons à offrir une diversité de spiritualités
et de modes de vie avec toujours le souci d’être particulièrement ouverts à
ceux qui sont les plus fragiles ou les plus souffrants. Depuis quelques années,
nous portons spécialement nos efforts vers l’accueil de ceux qui portent,
souvent dans de grandes souffrances, un proche affecté par des troubles
psychologiques.